Les écrans sont sans doute le sujet qui crispe le plus de parents que je connais. Chez nous aussi, ils ont été source de tensions, jusqu'à ce que nous arrêtions de naviguer à vue pour poser un vrai cadre, accepté par tous.
Des règles claires plutôt que des humeurs
Le pire, pour un enfant, c'est l'incohérence : autorisé un jour, interdit le lendemain selon notre fatigue. Nous avons défini des moments précis où l'écran est permis, et des moments où il ne l'est jamais. Le repas, le matin avant l'école et l'heure qui précède le coucher restent des zones sans écran. Une fois la règle posée et répétée, les négociations s'espacent.
S'intéresser à ce qu'ils regardent
Tout le temps d'écran ne se vaut pas. Un dessin animé partagé, un jeu de réflexion, une vidéo qui répond à une vraie curiosité n'ont rien à voir avec le défilement passif. Je préfère m'asseoir parfois à côté d'eux et en discuter, plutôt que de diaboliser l'outil en bloc.
Nos repères concrets
- Pas d'écran pendant les repas, pour personne, parents compris.
- Un temps défini le week-end, annoncé à l'avance.
- Les écrans rangés une heure avant le coucher.
Donner l'exemple, le plus dur
Difficile d'exiger d'un enfant qu'il lâche la tablette quand on garde soi-même le téléphone à la main. La règle la plus efficace reste celle que l'on s'applique aussi. En posant mon propre portable le soir, j'ai non seulement gagné en crédibilité, mais aussi retrouvé du temps pour de vraies conversations avec mes enfants.