Je rêvais d'enfants plongés dans les livres, et je commettais l'erreur classique : transformer la lecture en devoir. C'est en lâchant cette pression que mes enfants ont, peu à peu, attrapé le virus des histoires.
Lire avant de savoir lire
Le goût des livres se sème bien avant l'école. Dès le plus jeune âge, je leur ai lu des histoires chaque soir, en prenant le temps, en changeant les voix. Un enfant qui associe le livre à un moment tendre avec son parent gardera ce plaisir intact. La lecture devient alors un refuge, jamais une corvée.
Laisser le choix
J'ai longtemps voulu imposer « les bons livres ». Erreur. Bandes dessinées, documentaires sur les dinosaures, histoires drôles : peu importe le genre, pourvu qu'ils lisent. Un enfant qui choisit lui-même ses lectures s'y investit bien davantage. La bibliothèque municipale est devenue notre rendez-vous du samedi.
Pour entretenir l'envie
- Avoir des livres à portée de main dans toute la maison.
- Montrer l'exemple en lisant soi-même devant eux.
- Garder un moment de lecture calme chaque jour, sans écran.
Patience et plaisir avant tout
Tous les enfants n'accrochent pas au même âge, et c'est normal. Forcer ne fait que dégoûter. En entourant la lecture de plaisir plutôt que d'obligation, je vois aujourd'hui mes enfants réclamer « encore une histoire ». Ce simple « encore » vaut toutes les listes de lecture imposées.