Un enfant qui hurle, tape ou se renferme exprime souvent une émotion qu'il ne sait pas nommer. J'ai longtemps réagi au comportement sans voir ce qu'il y avait dessous. Apprendre à mettre des mots sur les émotions a transformé notre façon de communiquer.
Nommer pour apaiser
Quand un enfant peut dire « je suis en colère » ou « j'ai peur », l'émotion devient moins envahissante. Mon rôle est de l'aider à identifier ce qu'il ressent : « Tu sembles triste que ton ami soit parti. » Cette simple reconnaissance désamorce souvent la crise. L'enfant se sent compris, et ce qu'il vit prend une forme qu'il peut enfin saisir.
Toutes les émotions ont le droit d'exister
J'évite de juger ce que ressent mon enfant. La colère, la jalousie, la peur ne sont ni bien ni mal : elles sont. Ce qui compte, c'est ce qu'on en fait. Je distingue donc l'émotion, toujours légitime, du comportement, qui peut être limité. « Tu as le droit d'être en colère, mais tu n'as pas le droit de taper. »
Des outils qui aident
- Des livres et des histoires qui parlent des émotions.
- Un coin calme pour se ressourcer quand ça déborde.
- Le dessin, pour exprimer ce que les mots ne disent pas encore.
Un apprentissage qui dure toute la vie
Savoir reconnaître et exprimer ce que l'on ressent est une compétence précieuse, bien plus utile que bien des savoirs scolaires. En accompagnant mes enfants sur ce chemin, je leur donne les clés pour mieux se comprendre, mieux vivre avec les autres, et traverser plus sereinement les tempêtes qui ne manqueront pas de venir.